De Dinan à Saint-Malo, l'estuaire de la Rance est un espace maritime et de vie, majeur en Bretagne.
Prisé par quelques 175000 habitants (dont environ 50000 à Saint –Malo), il est une destination de choix pour des milliers de plaisanciers et vacanciers.
Dès le Moyen-Âge, les meuniers utilisaient la force impressionnante qui se produit dans l'estuaire : les marées (exemple du moulin du Beauchet).
C'est cette force qui à conduit l'État et EDF à construire l'usine marémotrice de la Rance entre 1961 et 1966. En barrant l'estuaire de la Rance à son embouchure, elle permet d'utiliser la force de la marée pour produire de l'électricité : une énergie renouvelable et inépuisable (voir article sur wikipédia). Ainsi, l'usine produit un peu plus de la moitié de l'électricité produite en Bretagne.
Cette donnée n'est pas à confondre avec énergie consommée. En effet, la Bretagne produit seulement 5 % de son énergie consommée, à travers l'usine de Rance principalement. La région est dépendante sur le plan électrique et doit importer de l'énergie des régions voisines (énergie principalement d'origine nucléaire).
Pourtant, même si l'usine marémotrice de la Rance permet de réduire la dépendance énergétique de la Bretagne en produisant une énergie renouvelable et inépuisable, cette infrastructure n'est pas sans conséquences sur le milieu naturel de l'estuaire.
Nous avons voulu connaître les conséquences d'un tel ouvrage. Ainsi, nous avons rencontré François et Aude de l'association COEUR (Comité Opérationnel des Élus et Usagers de la Rance). L'action de cette association se situe dans la préservation de l'environnement, la reconquête de la qualité de l'eau et des usages du site, ainsi que pour le maintien des paysages et de la biodiversité.
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Le barrage à modifié l'écosystème de l'estuaire, notamment dans sa phase de construction. De 1963 à 1966, le barrage a été construit à sec. C'est-à -dire que l'estuaire de la Rance a été totalement fermé, passant d'un régime d'eau de mer à un régime d'eau douce. Nous parlerions aujourd'hui de catastrophe écologique. C'étaient les années 60, guidées par les Trentes Glorieuses et les grands projets de De Gaulle...
Il a fallut une période de 10 ans pour qu'un nouvel équilibre se fasse dans l'estuaire. Détruire le barrage reviendrait à causer une nouvelle catastrophe écologique. D'autant plus que le barrage permet de contrôler artificiellement les marées dans l'estuaire, ce qui a l'avantage de créer une "petite mer intérieure" propice aux activités de plaisance nautique.